Auxiliaires médicaux - Régime de prévoyance

Prévoyance des auxiliaires médicaux

 

Face à certains risques - accident, maladie ou décès - les professions libérales peuvent être plus vulnérables financièrement que les salariés. En effet, ces risques peuvent entraîner de lourdes répercussions financières causées par l'arrêt de leur activité professionnelle.

En général, les régimes de prévoyance ont pour but d'offrir des garanties contre les risques de décès, d'invalidité, d'incapacité temporaire ou pour le remboursement de frais médicaux.

Pour assurer ces garanties, les auxiliaires médicaux sont affiliés à un régime de base et complémentaire, la CARPIMKO, l'une des dix sections professionnelles de l'organisation autonome d'assurance vieillesse des professions libérales.

 

Qui peut s'affilier à la CARPIMKO ?

 

Peuvent être affiliés au régime de base et complémentaire des auxiliaires médicaux tout infirmier, masseur-kinésithérapeute, pédicure podologue, orthophoniste ou orthoptiste à condition d'avoir un statut de profession libérale.

 

Cotisation à la CARPIMKO ?

 

Pour le régime de base, la cotisation annuelle est calculée à titre provisionnel en pourcentage des revenus perçus de l'activité professionnelle. Le revenu de référence est celui de l’année civile antérieure de deux ans (N-2). Cette cotisation est due à compter de la date d’effet de l’affiliation auprès de l’Urssaf.

Pour le régime complémentaire de la retraite, la cotisation est composée en deux parties :

une cotisation forfaitaire de 1 400 € euros et une autre part proportionnelle aux revenus compris entre 25 246,00 € et 153 579,00 euros  de 3 %  ( au 1er janvier 2016).

Cas particulier : si l'auxiliaire médical perçoit des revenus d'une activité non conventionnée par la sécurité sociale, il doit cotiser simultanément au régime des RSI.

 

Quelles sont les prestations de base de la CARPIMKO ?

 

Les garanties de base pour les auxiliaires médicaux sont versées par la CARPIMKO en fonction des situations suivantes :

  • Indemnité journalière

En cas d'incapacité temporaire et totale médicalement, l'allocation journalière est versée mensuellement du 91ème au 365ème jour d'arrêt. Au-delà, une rente est payée.

  • La rente invalidité

La rente est versée mensuellement, à terme échu, à partir du 366ème  jour, à condition que :

- l'invalidité soit partielle,

- l'incapacité entraîne une réduction des deux tiers de l'activité,

- les revenus professionnels soient inférieurs à un plafond fixé par le conseil d'administration.

Elle est allouée jusqu'au dernier jour du trimestre civil suivant le 65e anniversaire.

Si l'invalidité est totale, la rente est versée mensuellement, à terme échu, en cas d'incapacité totale et temporaire et, au plus tard, jusqu'au dernier jour du trimestre civil suivant le 65ème anniversaire.

  • Le capital décès

En cas de décès, un capital décès est versé au conjoint survivant, non divorcé, non séparé de droit ou de fait ou, à défaut, aux enfants, aux descendants à charge ou atteints d’une infirmité, aux ascendants à charge.  Si aucun ayant droit ne peut être considéré comme à charge, le capital est versé dans l’ordre aux enfants, descendants, et ascendants.

  • La rente de survie

Une rente survie est versée mensuellement à terme échu, au conjoint survivant, non divorcé ou non séparé de droit ou de fait, à condition que le mariage ait  duré au moins deux ans, sauf  si un enfant en est issu ou en cas de décès accidentel. En cas de remariage, elle est supprimée.

  • La rente éducation

La rente d'éducation est versée mensuellement à terme échu, à chaque enfant de moins de 18 ans et à charge de l'assuré. Exceptionnellement et sous certaines conditions, elle peut être maintenue au-delà de 18 ans.

 

Comment renforcer les garanties de votre régime obligatoire ?

 

La prestation de la CARPIMKO peut donc s'avérer insuffisante pour faire face aux aléas de la vie. La souscription d'un contrat de prévoyance peut offrir des garanties complémentaires en cas de décès, d'invalidité et d'arrêt de travail, pour maintenir un revenu au moyen d'indemnités, de rentes, de capitaux, notamment pendant les 3ers mois d’incapacité.

Afin d'adapter les garanties de prévoyance de vos contrats, un bilan complet gratuit et sans engagement  de votre couverture obligatoire est nécessaire. En fonction des manques de couverture  identifiés, un conseiller en prévoyance vous proposera de mettre en place des garanties complémentaires, adaptées à vos besoins spécifiques, tant sur le plan personnel que professionnel.